Jean MALLOT analyse le budget Régional de 2008

Publié le par Jean Mallot

Un budget 2008 sous le signe de la raison et de l’ambition

par Jean Mallot, Président du groupe socialiste

 

 

L’Assemblée régionale a adopté son budget 2008 le 19 décembre 2007.

D’un montant de 650 M€, celui-ci est ambitieux et raisonnable. Nous faisons le choix, sage, de ne pas augmenter la fiscalité régionale, malgré les répercussions des transferts massifs de compétences par l’État qui « oublie » de nous transférer les ressources correspondantes. Malgré aussi la fin décidée autoritairement par l’État du pacte de croissance et de solidarité conclu avec les collectivités locales. Malgré enfin les effets du plafonnement de la taxe professionnelle, plafonnement

qui nous coûte annuellement 14 M€ de recettes.

 

Pas d’augmentation de l’impôt et maîtrise de la dette

 

Notre seconde option est la maîtrise du recours à l’emprunt, lequel n’est en fait qu’un impôt différé. La majorité précédente

s’adonnait beaucoup à l’emprunt sans se donner les moyens de rembourser. Nous procédons différemment, et je m’en félicite. Pour preuve, nous ne suivons pas la proposition de la Droite régionale d’endetter considérablement l’Auvergne pour participer à la régénération des voies ferrées qui est de la seule responsabilité de Réseau Ferré de France et de l’État. Car nous savons que pour honorer cet emprunt injuste, il nous faudrait augmenter la fiscalité régionale de plus de 40 %.

Les auvergnats le comprendront et jugeront sage notre position !

Enfin, et ce n’est pas la moindre des qualités de ce budget proposé par René Souchon, nous sommes clairs dans nos priorités qui portent avant tout sur les lycées, la formation, les transports ferroviaires, tout en conservant un fort pouvoir d’action sur l’économie en général mais aussi sur l’environnement.

 

Audace et innovation

 

La gestion rigoureuse des deniers publics ne signifie pas pour autant l’inertie. Pour preuve les engagements financiers consentis pour la couverture des zones blanches de l’Internet à haut débit, avec un échéancier de réalisation à 16 mois. Autre innovation d’importance, notre prise en charge de l’AFPA, transfert décidé par l’État mais que nous avons préféré anticiper pour utiliser, dès 2008, ce bel outil comme un levier qualitatif de la formation. Nous inscrivons donc 17,3 M€, avec deux axes majeurs dès cette année : l’aéronautique et l’informatique.

Nous sommes ainsi en parfaite adéquation avec nos ambitions technologiques et avec les filières industrielles et de services que nous avons choisi de développer en Auvergne. Au rang des grandes ambitions de ce budget pour 2008 figure aussi la création d’une mission régionale « Lignes à Grande Vitesse » qui nous permettra de suivre et d’orienter les études et travaux devant aboutir à la desserte ferroviaire à grande vitesse de notre Région, à la fois vers Paris et sur la liaison Est – Ouest,

« Transline ».

Nous confirmons aussi notre accompagnement de la montée en puissance du « nouveau Vulcania », pour conforter les chiffres de fréquentation qui étaient, de 42 000 visiteurs supplémentaires en 2007.

 

Rattraper les retards pris avant 2004

 

D’autres mesures sont actées dans ce budget : l’effort considérable sur les T.E.R., la mise en place du fonds régional d’ancrage des entreprises, les volets culturels des Contrats Auvergne +, la poursuite du plan d’équipements sportifs, l’augmentation de 35 % des crédits pour l’économie sociale et solidaire, de 20 % pour la filière bois avec la création d’un  fonds de garantie pour les entreprises de travaux forestiers, notre politique territoriale de santé pour assurer l’accès de tous nos concitoyens simplement à un médecin quand ils en ont besoin, le complément (à hauteur de 1,1 M€) pour les bourses d’études sanitaires et sociales …

Voilà quelques exemples du volontarisme de ce budget 2008. Sans oublier les lycées pour lesquels nous inscrivons, cette année, plus de 140 M€, principalement pour rattraper les retards pris avant 2004 lorsque la Région d’alors avait, malheureusement pour notre jeunesse, d’autres priorités.

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