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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 06:10

Augmentation des salaires et protection des salariés et des chômeurs

M. Jean Mallot.

Il y a un mois, à Saint-Quentin, le Président de la République déclarait : « Jusqu’à présent, nous n’avons pas commis d’erreur. » Hélas, vous en avez bel et bien commis, et de graves. Messieurs les secrétaires d’État, dites-le à M. Sarkozy quand vous le verrez : il est important qu’il en prenne conscience. Vous avez commencé très fort, dès juillet 2007, au tout début du quinquennat, avec l’article 1er de la fameuse loi dite TEPA. Le clou, c’est quand même ce dispositif qui instaure une exonération d’impôt sur le revenu et des réductions de cotisations sociales, salariales et patronales pour la rémunération des heures supplémentaires dans l’entreprise. Pour le patron, ce système fait que l’heure supplémentaire coûte moins cher que l’heure normale.

M. Pierre Cardo. Et pour le salarié aussi !

M. Jean Mallot. Mais il y a un coût pour l’État : 4,4 milliards d’euros. Bref, l’État paie pour augmenter le chômage, puis la collectivité paie pour indemniser les chômeurs et soutenir les personnes dans la détresse. Comment s’étonner que, avec un tel système, le chômage ait commencé à remonter fortement en 2008, pour exploser en août 2008 ? Lorsqu’on paie les CDI en heures supplémentaires, on n’a plus besoin des intérimaires ni des CDD. La crise a bon dos. Comment ose-t-on nous expliquer que la crise financière qui s’est déclarée en septembre 2008 est responsable du chômage du mois précédent ? En réalité – nous le savons, mais peut-être la droite l’ignore-t-elle encore –, cette crise terrible appelle à la fois des mesures conjoncturelles, pour faire face à l’urgence, limiter les dégâts, préparer la reprise, relancer l’économie, et des mesures structurelles, pour éviter que la situation dans laquelle nous nous trouvons ne se reproduise. C’est bien cela qui fait la pertinence de nos propositions.

Pour soutenir le pouvoir d’achat en augmentant les salaires – je parle du salaire direct, monsieur Méhaignerie –, nous voulons conditionner les réductions de cotisations sociales – qui, à l’origine, ont été accordées aux entreprises pour traiter la question du coût de la main-d’œuvre peu qualifiée, et qui, sous couvert de réduction de la charge salariale pour favoriser l’embauche et soutenir la compétitivité internationale des entreprises, constituent souvent des trappes à bas salaires – à la conclusion d’un accord salarial, et non plus seulement à sa négociation.

L’effet à court terme sur le pouvoir d’achat est évident et le rééquilibrage en faveur de la rémunération du travail par le biais de la négociation collective viendra, sur le long terme, remédier à l’excès constaté en faveur de la rémunération du capital, dont nous savons qu’il constitue l’une des causes principales de la situation de crise actuelle.

Le fameux G20 du 2 avril dernier ne s’y est d’ailleurs pas trompé, puisqu’il s’engage, dans sa déclaration finale, à « soutenir ceux qui sont touchés, en créant des emplois et en adoptant des mesures pour soutenir les revenus ». C’est notamment pour cela que les articles 3 et 4 de notre proposition de loi – avant qu’ils n’aient été écartés par l’application de l’article 40 de la Constitution – prévoyaient, via la généralisation des contrats de transition professionnelle, de porter à 80 % du salaire, pendant deux ans, l’indemnisation des salariés victimes d’un licenciement économique, et de prolonger de six mois l’indemnisation de ceux qui perdent leur emploi en fin de CDD ou en fin de contrat d’intérim, et qui sont souvent des jeunes.

Je veux revenir, avant de conclure, sur le dispositif de défiscalisation des heures supplémentaires qui, pour les entreprises, a représenté un effet d’aubaine, en révélant et en bonifiant des heures supplémentaires qui étaient déjà effectuées, tout en ayant, pour les salariés, un effet chômage que nous constatons dans la réalité.

M. Pierre Cardo. C’est vous qui le dites !

M. Jean Mallot. C’est un constat.

Première observation : au moment où le Gouvernement s’intéresse aux difficultés que rencontrent les jeunes pour accéder au marché du travail – voyez M. Hirsch –, les 4,4 milliards d’euros que coûte ce dispositif seraient bien utiles.

M. Pierre Cardo. Dans ce cas, pourquoi avez-vous voté contre le RSA ?

M. Jean Mallot. Vous auriez l’occasion de me répondre, cher collègue, si vous vous inscriviez dans la discussion.

Cet argent serait donc bien utile pour financer 150 000 à 200 000 emplois jeunes, formule qui, vous le savez, a fait ses preuves, il y a quelques années, grâce à Martine Aubry…

M. Pierre Cardo. Vous parlez des 35 heures ?

M. Jean Mallot. …et dont bien des responsables politiques de l’époque, y compris de droite, ont reconnu les mérites évidents.

M. Jean-Yves Besselat. Ce qui a valu à Lionel Jospin de ne pas être au second tour de l’élection présidentielle !

M. Jean Mallot. Deuxième observation : Alain Vidalies l’a bien montré, ce dispositif est diabolique, puisqu’il accélère la montée du chômage en situation de crise. En effet, il incite les entreprises à sauter une étape pour passer directement au licenciement : on supprime les CDD et les contrats d’intérim, pour licencier ensuite les CDI après avoir épuisé la première étape.

En réalité, l’effet sera encore plus terrible lorsque la reprise viendra puisque, les carnets de commandes se regarnissant, les chefs d’entreprise demanderont aux salariés déjà présents dans l’entreprise de faire des heures supplémentaires avant de procéder à l’embauche de nouveaux salariés.

Ces mécanismes sont pervers dans la mesure où ils produisent du chômage et déforment complètement le système économique.

M. Pierre Cardo. Ce n’est pas vrai !

M. Jean Mallot. De surcroît, ils retarderont, le moment venu, les effets positifs de la reprise économique.

Voilà une mesure tout à fait emblématique de cette politique contradictoire et totalement erronée que nous combattons pied à pied, y compris ce soir. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Madame la présidente, messieurs les secrétaires d’État, mes chers collègues, chaque jour, notre pays s’enfonce un peu plus dans une crise économique et sociale sans précédent : le chômage a augmenté de 22 % en un an.
Par Jean Mallot - Publié dans : A l'assemblée
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 06:14

Je tiens à exprimer ma désapprobation au sujet de la reprise des débats autour du projet de loi «protection de la création sur Internet » dit HADOPI, alors qu'un vote est déjà intervenu sur ce projet de loi le 9 avril dernier.

 

Le projet de loi a été rejeté du fait de l'absence d'un grand nombre de députés UMP, pour certains opposés à ce projet de loi liberticide et d'ores et déjà dépassé. Un vote a eu lieu au sein de l'Hémicycle, dans le respect du règlement de l'Assemblée Nationale. Pourtant, dans son mépris du Parlement, le gouvernement vient de s'asseoir sans vergogne sur ce vote qui s'est pourtant déroulé en toute régularité.

 

Alors qu'une réforme du Règlement de l'Assemblée Nationale est en discussion, consécutivement à une révision constitutionnelles qui était prétendument censée donner de nouveaux droits au Parlement, cette situation augure très mal de la future teneur des débats. L'UMP a été contrainte d'amputer sa journée d'initiative parlementaire afin de permettre au gouvernement de faire discuter de nouveau un texte dont il n'a pas accepté le rejet. Où est, dans ces conditions, le respect du Parlement?

 

Dans le cadre de la présidence tournante de l'Assemblée Nationale, M. Alain Néri, député du groupe SRC, devait présider l'Hémicycle au moment de la reprise des débats autour d'HADOPI. Il a été la cible d'une campagne insidieuse de la part de M. Bernard Accoyer, président de l'Assemblée Nationale, ainsi que de la part de M. Copé, président du groupe UMP, afin qu'il laisse sa place au perchoir. Il s'agit d'une attaque particulièrement grave, menée par le président de l'Assemblée Nationale lui-même, contre le règlement qui organise les débats et contre les traditions républicaines.

 

Pressés par le Président de la République, la majorité parlementaire et le président de l'Assemblée Nationale lui-même viennent donc d'être remis au pas au moment même ou les députés sont censés travailler sur leurs propres droits. Malheureusement, une majorité godillote augure d'un règlement godillot.

Par Jean Mallot - Publié dans : A l'assemblée
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /Mai /2009 06:00

 

L’Agenda du Député du 4 au 10 mai 2009

 

 

 

Lundi 4

 

Rendez-vous individuels à Saint-Pourçain-sur-Sioule

Déjeuner de travail avec le préfet de l’Allier

Meeting de lancement de la campagne des Européennes à Clermont-Ferrand

 

Mardi 5

 

Permanence parlementaire au Montet

 

Mardi 5, mercredi 6, jeudi 7

 

Assemblée nationale :

Séances publiques :

- Éventuellement, suite de la discussion, en nouvelle lecture du projet de loi, modifié par l'Assemblée nationale, favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet

Suite de la discussion de la proposition de résolution tendant à modifier le Règlement de l'Assemblée nationale

- Débat d'initiative parlementaire sur la compensation des charges transférées aux collectivités territoriales  


Jeudi 7


Représentation au forum de sécurité intérieure à Bourbon l’Archambault


Vendredi 8

 

Cérémonies du 8 mai à Bourbon l’Archambault

Inauguration de la stèle du Souvenir Français à Charroux

Inauguration de l’exposition Rudolf Noureev au centre national du costume de scène à Moulins

 

Samedi 9

 

Rendez-vous individuel à Saint-Pourçain-sur-Sioule

Rencontre avec les Jeunes Socialistes de l’Allier

Finale du concours de la chanson française à Saint-Germain-des-Fossés

 

Dimanche 10

 

Cérémonies d’inauguration de la restauration de l’église prieurale et du tombeau à Souvigny

Cérémonies en mémoire des morts des maquis Hoche et Danièle Casanova à Meillard

 

Par Jean Mallot - Publié dans : Dans la circonscription
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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 06:15

Les prochaines permanences parlementaires

 

Des permanences parlementaires ont régulièrement lieu dans chaque canton de la circonscription.

Elles se déroulent généralement de 9h30 à 12h. Vous pouvez prendre rendez-vous en contactant la permanence au 04 70 45 44 68.

 

 

-          Mardi 5 mai au MONTET

-          Mardi 12 mai à BOURBON L’ARCHAMBAULT

-          Vendredi 15 mai à HERISSON

-          Samedi 16 mai à GANNAT

-          Mardi 19 mai à VARENNES-SUR-ALLIER

-          Jeudi 28 mai à CERILLY

-          Vendredi 29 mai à CHANTELLE

Par Jean Mallot - Publié dans : Dans la circonscription
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 14:39

Les préfets des Régions Auvergne et Bourgogne viennent de réunir les élus de l’Allier et de Saône-et-Loire pour lancer le débat public relatif au projet de mise en concession de la RCEA entre les autoroutes A 71 et A6 afin d’accélérer la mise à 2 X 2 voies de cet itinéraire.

Nous prenons acte de cette décision de l’État pour mettre à niveau cette route nationale, favoriser ainsi le développement économique des territoires concernés et réduire fortement l’insécurité routière.

Nous serons néanmoins extrêmement vigilants sur le respect du calendrier annoncé pour un achèvement en 2017 et sur les engagements pris par l’État, à savoir qu’il ne sera pas fait appel à la contribution des collectivités territoriales, que les échangeurs seront maintenus et que l’utilisation de la route sera gratuite pour le trafic local.

Nous veillerons également à ce que l’État ne prenne pas prétexte de cette « accélération » sur la RCEA, réalisée par recours à des financements privés , pour repousser ou réduire l’effort indispensable que les Bourbonnais attendent de lui sur la RN 7 et sur le désenclavement de Vichy.

L’Allier accuse un retard considérable dans la mise à niveau de ses routes nationales au cœur d’un réseau de niveau européen capital pour le développement et l’aménagement de nos territoires ainsi que pour leur équilibre démographique.

 

 

 

            Jean MALLOT                                                  Henri WEBER

          Député à l’Assemblée nationale                            Député au Parlement européen

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 16:09

Le 1er mai doit faire date.
Le Parti socialiste doit répondre présent à ce rendez-vous qui s'est souvent confondu avec les plus grands progrès sociaux.
Face au mutisme de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, les centrales syndicales ont appelé à faire front commun, une première depuis plusieurs décennies.

Dans l'Allier, rendez vous à 10h

à Moulins devant le lycée Banville,
à Montluçon place St Paul,
à Vichy place de la Poste

Par Jean Mallot - Publié dans : Dans la circonscription
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 06:35

M. le président. La parole est à M. Alain Vidalies, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Alain Vidalies. Monsieur le Premier ministre, 63 400 chômeurs de plus en mars 2009, plus de 250 000 demandeurs d’emploi supplémentaires sur le seul premier trimestre 2009, une augmentation du chômage de 22 % sur un an…

M. Patrick Roy. Eh oui !

M. Alain Vidalies. À ce rythme, notre pays court à une catastrophe sociale sans précédent, avec comme perspective 900 000 à 1 million de chômeurs supplémentaires pour l’année 2009.

Dans un tel contexte, le Gouvernement ne trouve rien de mieux que d’exhumer l’extension du travail le dimanche…

M. Richard Mallié. Oh, monsieur Vidalies !

M. Alain Vidalies. Monsieur le Premier ministre, ce n’est pas de travailler le dimanche que les Français ont besoin, mais de travailler en semaine. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. Jean-Pierre Soisson. C’est tous les jours qu’il faut pouvoir travailler !

M. Alain Vidalies. Dans ce contexte, le Gouvernement maintient les allégements de cotisations sur les heures supplémentaires, qui coûtent 4,4 milliards d’euros et constituent en réalité une machine infernale à détruire des emplois avec l’argent du contribuable. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

Dans ce contexte, le Gouvernement persiste à organiser le plus grand plan social de France en supprimant 30 000 emplois dans la fonction publique et 20 000 emplois dans les hôpitaux.

Dans ce contexte, le Gouvernement persiste à augmenter la durée de cotisations pour les salariés qui auraient pu partir en retraite si vous n’aviez pris votre circulaire du mois d’août 2008.

Ces chiffres marquent l’échec de votre plan de relance qui, en refusant d’augmenter les salaires et les revenus, écarte toute possibilité de relancer la consommation, principal moteur de la croissance.

Les Français n’ont pas besoin d’un gouvernement qui commente la crise ou qui, comme sœur Anne, guette le retour de la croissance !

Les heures supplémentaires, ce n’est pas la crise, c’est vous. Les suppressions d’emplois dans la fonction publique et dans les hôpitaux, ce n’est pas la crise, c’est vous. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.) Le travail du dimanche, ce n’est pas la crise, c’est vous. Un plan de relance inefficace, ce n’est pas la crise, c’est vous ! (Applaudissements sur les mêmes bancs.)

Monsieur le Premier ministre, quand allez-vous réellement prendre conscience de l’ampleur de la crise et de la nécessité de changer de politique ? (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. le président. La parole est à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi.

M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Monsieur Vidalies, vous m’interrogez sur la situation de l’emploi. Nous sommes tous, sur l’ensemble de ces bancs, conscients de la gravité de la crise dans laquelle le pays est aujourd’hui plongé, tout comme l’ensemble des pays occidentaux et plus généralement des pays industrialisés. Les chiffres de l’emploi sont mauvais ; ils ont été mauvais sur les six mois qui se sont écoulés, ils seront encore mauvais sur l’ensemble de l’année.

M. Patrick Roy. 253 000 chômeurs de plus depuis le début de l’année!

M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État. Nous ne gommerons pas la crise. En revanche, nous devons essayer ensemble de trouver tous les outils qui peuvent nous permettre d’amortir ce choc.

C’est ce que nous avons essayé de faire, avec deux principes :

D’une part, essayer le plus possible de travailler en commun, notamment avec les partenaires sociaux. C’est ce que nous avons fait encore ce matin, dans le cadre d’une réunion pour la mise en place du Fonds d’investissement social.

D’autre part, essayer de trouver tous les outils de politique active face à la situation de l’emploi. Ainsi le financement de l’activité partielle, qui permet de sauvegarder l’équivalent de 60 000 équivalents temps plein ; et cela, ce n’est pas vous, c’est l’action du Gouvernement. Je pense également aux contrats de transition professionnelle, pour lesquels nous étions hier à Mulhouse avec le Premier ministre ; et cela, ce n’est pas vous, c’est l’action du Gouvernement. Je pense aux aides à la mobilité, monsieur Vidalies, cela non plus, ce n’est pas vous, c’est l’action du Gouvernement.

M. Jean Glavany. Bref, quand tout va bien, ce n’est pas nous…

M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État. Je pense encore à toutes les actions dans le domaine du service à la personne ou des créations d’emploi, notamment à travers les dispositifs pour les entreprises de moins de dix salariés.

Toutes ces mesures, j’en suis bien conscient, ne permettent pas de gommer la crise que vous avez soulignée avec raison, mais elles contribuent à l’amortir et à tout faire pour essayer de mieux protéger nos compatriotes.

Quelques chiffres enfin pour vous donner une juste mesure des choses : depuis mars 2008, le chômage a augmenté en France de 15 %, tandis que dans le même temps, il a augmenté au Royaume-Uni de 30 %, en Espagne de 60 %, aux États-Unis de 70 %. Tous ces pays n’ont pas les heures supplémentaires, ils n’ont pas le bouclier fiscal mais, visiblement, ils réussissent moins bien que la France à amortir le choc, ce qui montre que nous ne sommes peut-être pas dans une situation si mauvaise que cela. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et sur plusieurs bancs du groupe NC.)

Par Jean Mallot - Publié dans : A l'assemblée
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 06:28

Face à la proposition de loi socialiste « pour l’augmentation des salaires et la protection des salariés et des chômeurs », la droite s’empêtre dans ses contradictions

 

 

Alors que notre pays vit une situation de crise sans précédent, le gouvernement et le Président de la République Nicolas Sarkozy agissent à l’aveuglette et persistent dans leurs erreurs. Après un plan de relance inadapté, ignorant totalement le problème du pouvoir d’achat, les grandes manifestations de janvier et mars ont obligé la droite à prendre quelques mesures sociales. Elles sont malheureusement bien en deçà de ce qui serait nécessaire. Aucune cohérence globale ne caractérise la politique du gouvernement, qui ne fait plus que réagir aux problèmes quand ils se présentent et se montre incapable d’agir en amont.

 

 

Le Parti Socialiste, en parti d’opposition responsable, a proposé en janvier dernier un contre-plan de relance, dans le but d’agir à la fois sur l’investissement et sur la consommation, ainsi que de pointer les insuffisances du plan mis en place par la majorité UMP. Parmi les mesures phares du contre-plan socialiste, quatre d’entre-elles font l’objet actuellement d’une proposition de loi du Parti Socialiste, qui sera discutée le 30 avril prochain à l’Assemblée Nationale. Autour de notre collègue Alain Vidalies, rapporteur de cette proposition de loi, nous serons mobilisés ce jour-là dans l’Hémicycle.

 

 

Les quatre mesures portées par la proposition de loi (PPL) « augmentation des salaires et protection des salariés et des chômeurs » apportent des réponses aux difficultés que traversent les Français.

La première d’entre-elle vise à conditionner les allègements de charges et cotisations sociales des entreprises non pas à l’ouverture de négociations sur les salaires mais à la signature effective d’un accord salarial. Aujourd’hui, rien n’oblige à ce que les négociations aboutissent, il suffit qu’une entreprise les ouvre pour profiter de ces aides de l’Etat.

La deuxième mesure vise à supprimer l’une des dispositions majeures de la loi « travail, emploi, pouvoir d’achat » (dite TEPA) votée à l’été 2007 : la défiscalisation des heures supplémentaires. Aujourd’hui la France est le seul pays européen dans lequel les heures supplémentaires coûtent moins cher à l’employeur qu’une heure de travail normale. Dans un contexte où plusieurs dizaines de milliers de personnes arrivent au chômage chaque mois, il est catastrophique de favoriser l’utilisation d’un tel dispositif plutôt que la création d’emplois.

La troisième mesure a pour objet d’étendre le Contrat de Transition Professionnelle (CTP) à l’ensemble du territoire, et d’en augmenter la durée d’un à deux ans. L’efficacité en termes de retour à l’emploi de ce dispositif, qui existe déjà mais qui n’est effectif que dans quelques bassins d’emploi du pays, impose sa généralisation.

Enfin, notre quatrième proposition a pour but de prolonger de six mois l’indemnisation chômage à la suite d’un CDD ou d’une période d’intérim, puisque du fait notamment de la défiscalisation des heures supplémentaires, les titulaires de ce type de contrat ont été les premiers à subir les effets de la crise.

 

 

Malheureusement, les deux dernières de ces mesures ne seront pas discutées à l’Assemblée Nationale. Prétextant du coût pour les finances publiques de ces propositions prises isolément, sans considérer la proposition de loi en son ensemble, la majorité UMP, par le biais du Président de l’Assemblée Nationale, a écarté de manière procédurière ces deux articles. Bien évidemment, il ne s’agit pas d’un réel problème de coût de ces propositions mais d’une opposition de fond entre la majorité et l’opposition sur les réponses à apporter à la crise. Il est dommage qu’aucune discussion ne puisse se faire autour de ces deux propositions du fait d’une majorité qui a peur du débat.

 

 

 

Les deux premières mesures que contient la PPL « augmentation des salaires et protection des salariés et des chômeurs » ont été débattues en commission. Les députés UMP, refusant un véritable débat de fond, ont de nouveau évité la confrontation des arguments en se contentant de fustiger les 35 heures et leur soi-disant rigidité, alors que cela fait maintenant sept ans que la droite est au pouvoir, et presque aussi longtemps que les 35 heures ont été détricotées et contournées. Malgré la situation exceptionnelle induite par la crise mondiale que nous traversons, toute remise en cause de la défiscalisation des heures supplémentaires, mesure prise à contretemps et avant la crise, est inenvisageable par l’UMP. Le dogmatisme de la droite française, qui s’entête dans des politiques inadaptées à une conjoncture économique nouvelle, risque pourtant de peser très lourd sur les épaules des salariés de ce pays.

 

 

La discussion de cette proposition de loi le 30 avril, veille d’une mobilisation sociale unitaire à l’occasion de la fête du 1er mai, placera chacun face à ses responsabilités politiques. Les socialistes, quant à eux, mettent sur la table des propositions précises et adaptée à la situation. Ils demandent qu’elles soient votées et appliquées.

 

 

Jean MALLOT

Député de l'Allier

Responsable de la PPL « pour l’augmentation des salaires

et la protection des salariés et des chômeurs » pour le groupe SRC

Par Jean Mallot - Publié dans : A l'assemblée
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 13:16


Les associations qui militent pour la mise à 2X2 voies de la RN7 dans l’Allier et les élus locaux ont une nouvelle fois manifesté pour que ces travaux deviennent une réelle priorité de l’État.

Cet axe tout comme la RCEA, s’il était achevé, permettrait le développement de notre département au carrefour de plusieurs voies de communication routières et ferroviaires de niveau européen.

La pression doit continuer à s’exercer sur l’Etat pour que les engagements pris soient tenus et que les crédits soient effectivement inscrits sur les tronçons non encore programmés. Il faut cesser de travailler en « pointillé » et enfin achever la mise à niveau de tout l’itinéraire.

Au plan européen nous devons agir pour la mise au point d’un programme de grands travaux de ce genre et pour rendre possible le recours à l’emprunt afin de les financer. Voila pourquoi, notamment, nous voulons changer la majorité politique au Parlement européen. Les élections du 7 juin prochain vont nous en donner l’occasion.

 

 

 

            Jean MALLOT                                                             Henri WEBER

            Député à l’Assemblée nationale                                     Député européen        
Par Jean Mallot - Publié dans : Dans la circonscription
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 10:03
Le groupe SRC a déposé une proposition de loi sur "l'augmentation des salaires et protection des salariés et des chômeurs". Celle-ci sera en discussion jeudi 30 avril à l'Assemblée nationale.





Augmentation des salaires...
envoyé par alain_vidalies
Par Jean Mallot
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